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30 avril 2008

:: Thinking in the rain ::

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Ce matin, lorsque postée sur l'escalator, attendant impatiemment de sortir la tête du métro, je me suis surprise à regarder par dessus l'épaule de mon voisin, impertubablement plongé dans la page "sports" du 20 minutes, je me suis alors mise à penser.
Oui la pluie aidant, et le parapluie grenouille éguayant ce début de journée, il m'a semblé évident que les hommes à la lecture des prouesses des athlètes de France et de Navarre devaient se sentir forts, très forts, jubilant à chaque minute de lecture de ce fabuleux effet musclant un peu comme nous les femmes, nous sentons belles en feuilletant les pages de nos magazines mode préférés ou en nous délectant des instantanés blogs de nos modeuses adorées... A chacun sa d(m)op(d)e!

25 avril 2008

... Bcbg ...

Je crois avoir déjà confié sur cette presque place publique le travail personnel que j'ai entamé voilà quelques mois déjà et qui m'étonne un peu plus à chaque séance en faisant remonter à la surface des moments clés de ma petite, enfin pas si vieille, existence me permettant alors d'en reformer le puzzle parfois si flou ! Je resterai discrète mais ce soir j'ai retrouvé un des morceaux central de ce tableau et j'espère pouvoir y assembler tout autour les pièces manquantes... Et déjà plein d'images ont commencé à défiler dans mon champ visuel interne sans trop en comprendre le sens a priori mais faisant les liens petit à petit. Notamment cette période ou après un choix difficile j'ai commencé à me sentir devenir femme... Non je ne parle pas de cet âge un peu ingrat où les tetons pointent et ou le visage bourgeonne mais environ 10 ans plus tard lorsqu'une rencontre inattendue m'a soudain mise face à face avec moi-même en révélant mon potentiel de féminité et l'intérêt que pouvait alors me porter un homme plutôt bon chic bon genre... Tout ce qu'il a réveillé en moi n'a alors cessé d'éclore, enfin presque... Pas forcément le genre de type trop sûr de lui ni férocement stylé tarte à la crème mais juste un homme normal, plein de subtilité, de jeu, de naturel, de valeurs, et d'envies! Alors depuis je suis sensible aux hommes qui me rappellent le belâtre et tombe en demie syncope, intérieure je précise, lorsque d'aventure, le hasard, (non rien à voir avec jean louis aubert) m'offre un instant d'espoir, une lueur de bonheur, ou l'inverse, et que je croise celui qui, a priori pourrait en être le clone, que j'espère encore rencontrer malgré moi. Allez savoir pourquoi, moi qui en dépit de la meilleure volonté n'arrive à sortir de mon look mi bab mi femme mais jamais au carré, le port d'une cravate savamment mixé à une allure décontractée mais assurée, associée au port de lunettes arrête soudain mon coeur de battre et m'empêche de garder le regard fixe plus de trois secondes? Sans doute parce que j'imagine tout d'un coup que cet homme là posté devant moi affiche suffisament d'assurance pour assumer un minimum, que les responsabilités ne le feront peut être pas fuir en 25 secondes et que ce look un brin guindé doit agréablement se décliner en jeans baskets dès le vendredi soir sans en perdre la douce promesse d'attentions distinguées ni ce regard un brin coincé mais franc qui laisse présager de sages idées folles... Enfin en même temps,heureusement pour ma tatycardie, ils sont plutôt rares dans ma cité, et d'un coup d'un seul se faufilent entre les d'jeuns marseillais survetementés gare saint charles pour poinçonner leurs billets retours, sans doute en id tgv, avec comme dernière pensée, mon sourire ébêté...
Ah oui?, vraiment?, le printemps des poètes est annulé cette année??!

... Bcbg ...

Je crois avoir déjà confié sur cette presque place publique le travail personnel que j'ai entamé voilà quelques mois déjà et qui m'étonne un peu plus à chaque séance en faisant remonter à la surface des moments clés de ma petite, enfin pas si vieille,existence me permettant alors d'en réformer le parfois si flou ! Je resterai discrète mais ce soir j'ai retrouvé un des morceaux central de ce tableau et j'espère pouvoir y assembler tout autour les pièces manquantes... Et déjà plein d'images ont commencé à défiler dans mon champ visuel interne sans trop en comprendre le sens a priori mais faisant les liens petit à petit. Notamment cette période ou après un choix difficile j'ai commencé à me sentir devenir femme... Non je ne parle pas de cet âge un peu ingrat où les tetons pointent et ou le visage bourgeonne mais environ 10 ans plus tard lorsqu'une rencontre inattendue m'a soudain mise face à face avec moi-même en révélant mon potentiel de féminité et l'intérêt que pouvait alors me porter un homme plutôt bon chic bon genre et tout ce qu'il a réveillé en moi n'a alors cessé d'éclore, enfin presque... Pas forcément le genre de type sûr de lui ni férocement stylé tarte à la crème mais juste un homme normal, plein de subtilité, de jeu, de naturel, de valeurs, et d'envies! Alors depuis je suis sensible aux hommes qui me rappellent le belâtre et tombe en demie syncope, intérieure je précise, lorsque d'aventure, le hasard, m'offre un instant d'espoir, une lueur de bonheur, ou l'inverse, et que je croise celui qui, a priori pourrait en être le clone, que j'espère malgré moi. Allez savoir pourquoi le port d'une cravate savamment mixé à une allure décontractée mais assurée associée au port de lunettes me donnent soudain le coeur qui bat et m'empêchent de garder le regard fixe plus de trente seconde? Parce que j'imagine tout d'un coup que cet homme là posté devant moi affiche suffisament d'assurance pour assumer un minimum, que les responsabilités ne le dont peut être pas fuir en 25 secondes et que ce look un brin guindé doit agréablement se décliner en jeans baskets des le vendredi soir sans en perdre cette promesse d'attentions distinguées ni ce regard un brin coincé mais franc qui laisse présager de sages coquineries... Enfin en même temps,heureusement pour ma taticardie, ils sont plutôt rare dans ma cité, et d'un coup d'un seul disparaissent gare saint charles pour poinçonner leur billet retour, sans doute en id tgv, avec comme dernier souvenir, mon sourire ébêté... Comment ça le printemps des poètes est annulé cette année??!

23 avril 2008

:: Fille du Sud ::

C'est une chose qui faisait souvent sourire ma "punky-b" du temps où nous étions sur les bancs de la fac, mais je suis une vraie fille du sud, dont le baromètre de l'humeur est indexé sur celui de la météo... Donc lorsque melle Louise annonce sur Canal une forte dépression atmosphérique sur le quart sud-est ça se traduit instantanément chez moi par un ouragan cyclotymique... Par contre, lorsque par un beau mercredi d'avril, le soleil se décide enfin à pointer le bout de son nez, comme par miracle, une humeur printanière se dessine, presque inespérée, et me voilà avec le coeur léger, l'âme rêveuse et des idées plein la tête. Heureusement d'ailleurs, car mon couturier, à qui j'ai ce matin rendu visite pour "ourleter" mon jean large, a presque failli anéantir cette humeur changeante en me demandant à combien j'étais de bébés, oui c'est comme ça qu'on parle dans le quart sud-est, bref il pensait que j'étais enceinte! Et si j'ajoute à çela déjà, la réaction voici maintenant quelques mois de cette si charmante dame dans le métro qui avait voulu me céder sa place pour que je puisse me reposer durant le trajet, m'obligeant à sauver mon "âme" en souriant sans perdre face, précisant l'allure droite, le menton un brin hissé vers le haut, que malgré mon teint si frais je n'étais pas enceinte, provoquant au passage le sourire discret des passagers de la rame, j'en conclue que mon image est plus proche de celle de la mama italiana que de la belle des champs... Pourtant je me sens plutôt belle, ben oui mais je dois aussi composer avec mon physique de "fille du sud", qui a le sentiment que jamais elle ne pourra se sentir libre faute de n'être un brin plus légère... Etre une fille à 30% de matière grasse, c'est pour moi tout un fromage!
Enfin, en tout cas ces quelques rayons de soleil m'ont redonné envie de rêver, envie de me projeter, pour une fois pas tant sentimentalement, car j'ai décidé dans ce domaine de ne plus vouloir provoquer les choses, préférant attendre l'air de rien que l'amour le vrai pointe le bout de son nez, mais me projeter à nouveau dans le métier que j'aimerais un jour exercer, gardant en tête l'échéance prochaine du bilan de compétences comme remède à mon insatisfaction chronique, et comme une gamine qui s'imagine madame dans 20 ans... Alors je me suis tour à tour vue tenant une boutique de fringues mais dans l'esprit dépôt vente, dans une atmosphère feutrée, où j'offrirais le thé à mes clientes, pour papoter, échanger nos points de vue sur les hommes où plutôt la rareté des hommes de mon goût sur marseille, oui rien que sur des sujets légers, futiles et adaptés à la situation, puis "retappeuse" de meubles, oui pas brocanteuse, non ce serait trop noble, mais juste pouvoir passer du temps à dénicher de jolies choses à qui je donnerais une deuxième vie, dans un espace qui aurait de l'allure, rien de clinquant, mais où la vie serait reine, ou encore, oui je dois bien l'avouer, je me suis imaginée ne plus travailler, juste profiter du temps, flâner, voyager, être amoureuse mais à 300%... Mais à cet instant, une brève rafale a ravivé le mistral latent mais omniprésent, et a balayé mes rêves printaniers, si légers... Comme pour m'annoncer que demain, toute la journée, le casque vissé sur mes deux oreilles, je répondrai au téléphone 7 heures durant, enchaînant formules de politesses et acquiescements condescendants pour éponger la détresse médicale de ces gens, qui eux, ne doivent plus souvent se permettre ces quelques rêves de printemps... 

08 avril 2008

:: Plus belle ma vie ! ::

Comment dire, je crois qu'à force de l'avoir implorée cette intuition chérie que j'aime tant, elle a su retrouver sa place, elle a retrouvé sa meilleure amie!! Je crois que j'ai enfin trouvé la solution à mon petit problème, oui j'ai trouvé comment rendre plus belle ma vie. Bon ok, je le confesse sans attendre, je ne regarde jamais la télé, tellement je suis scotchée à mon petit ibook, mais depuis quelques semaines, je ne rate pas un épisode de la série made in Marseille, ben oui ça me vide la tête on a bien le droit d'être un peu futile de temps en temps, hein ?, entre des choix importants, des responsabilités de parents, bla bla....

Bref, il se trouve que j'ai réussi à repenser à la première idée, celle qui m'était venue en tête lorsque épuisée après une journée de travail, une course en vélib, les recommandations de la maîtresse, un retour combiné métro-tram plus qu'agité par la fatigue naissante, je m'étais dit qu'il fallait que je trouve une nounou pour soulager mon quotidien et le rythme trop chargé de mon petit bout adoré à qui je demande souvent trop, que je responsabilise déjà beaucoup et à qui j'impose trop de contraintes. Alors voilà, je suis soulagée d'avoir su retrouver cette idée de départ à laquelle j'avais si souvent réfléchi mais que j'avais enfouie en m'éparpillant à trop vouloir tout contrôler, tout mesurer, en émettant l'idée de changer d'école, jusqu'à imaginer déménager. Non mais ça va pas la tête!!??!!
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Comment pouvais-je à nouveau penser que reconstruire ailleurs, encore une fois, une fois de trop allait pouvoir nous aider. Non je ne laisserai pas ma jolie vue sur les arbres en plein coeur du panier, je veux apprendre à être tenace, arrêter de fuir dans tous les sens.

Alors voilà, c’est décidé, je vais partir en quête d’une nounou, enfin j’imagine plus un baby-sitter, oui « un » ce sera très bien pour le ‘ti chou, ça lui fera une présence masculine supplémentaire, un brin d’autorité en sus et l’idéal, oui je dis bien l ‘idéal serait qu’en plus ce baby sitter soit un étudiant étranger. Un petit dépaysement culturel à la sortie de l’école c’est sympa pour forger son ouverture personnelle non ?! L'alphabet en anglais dans le bus plutôt que mes cernes et mon impatience, il a tout à y gagner THE child!

Je vous vois venir, penser que je cherche aussi à m’ouvrir sur le monde ??? Voyons, allez un peu de sérieux, moi je veux un homme mûr, certes un brin fantaisiste, mais pas un étudiant, hein ?

Alors, elle est pas plus belle la vie ?




07 avril 2008

... Intuition ...

 
Intuition... J'ai cherché sa définition histoire de partir sur de bonnes bases pour me concentrer et tenter de la retrouver un peu en cette période de dilemne persistant, mais je me suis bien vite arrêtée. Je pensais en trouver une seule, qui me cadrerait, ne me laisserait pas le choix, me guiderait là bien au creux de ce que je pensais pouvoir voir de l'intérieur et discerner sans faille, sans hésitation. Mais c'était sans compter sur les précisions apportées entre autres par de sages philosophes qui en apportent chacun une vision personnelle… Certes, elles finissent par se recouper dans l’idée que l’intuition se place du côté de l’intelligence émotionnelle, de l’intelligence pure, qui précède l’analyse, le raisonnement et qui donc est celle qui vient du moi profond et qui surtout apparaît comme une évidence. Cette intuition, avant toute prise de décision, dès qu’une problématique se présente, on est tous capables de la ressentir, et je sais que je l’ai ressentie. Sauf que sans doute paradoxalement très cartésienne à mes heures perdues, j’ai cette terrible habitude de toujours vouloir peser le pour et le contre, d’étudier toutes les possibilités dans leurs moindres recoins avant de prendre une décision en tout état de cause, en toute clairvoyance soit-disant. Sauf qu’à ce moment précis, je n’y vois plus rien du tout, je me laisse envahir par le raisonnable, par les "+", par les "-"et que précisément je ne rêve que d’une seule chose pouvoir à nouveau percevoir mon intuition, ce choix du cœur qui était sans doute la meilleure solution, la décision a priori.

C’est vrai, l’intuition est ce mélange de ressenti, de désir, qui nous donne envie d’avancer, d’aller dans la direction de ce que l'on perçoit comme une vérité alors qu’on ne connaît rien de la situation à venir. Pourtant, elle donne de la joie, elle semble soudain réconcilier plein de choses en soi, être une ouverture, une promesse. Enfin quand elle est bonne bien sûr, mais je n’imagine pas qu’une intuition puisse être mauvaise, dans ce cas ce serait plutôt un préssentiment, non ?
Sauf que soudain, là, pernicieuse, juste entre l’intuition et l’action, se glisse la peur. Celle qui paralyse, celle qui fait douter, celle qui essaie d’empêcher, et qui pourtant est le stress positif peut être nécessaire à la mise en place de l’intuition. Alors suffit-il d’oublier le raisonnement, de le laisser de côté, de l’abandonner, pour que l’intuition, plus forte, ressurgisse ? Comment nettoie-t-on ce tapis de bonnes pensées rigoureuses, logiques, déductives pour laisser place à cette pensée pure qui est apparue en premier, avant même que ne se pose le problème ?
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Bizarrement, ou à l’inverse, l’intuition amoureuse est bien plus facile à laisser s’exprimer. Rien ne semble l’interdire. Elle est présente, elle se répand comme l’odeur du printemps, elle revigore, elle réveille, elle stimule, elle impatiente. Sauf que là aussi, il y a toujours un petit diablotin qui tente de la faire taire, ou qui se glisse pour l’empêcher. Mais bon n’oublions pas que l’intuition féminine qui semble nous être réservée, est sans doute dans ce cas plus proche du fantasme que de la décision carrée, sans faille, logique, réfléchie qu’il me faut trouver pour tenter de donner une direction cohérente à mon problème du moment. Le reste, n’est sans doute qu’illusion. Mais cette intuition là m'anime.

Enfin, quoiqu'il arrive, il me faudra bien la prendre ma décision, la trouver ma solution, intuition ou pas.

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