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18 juin 2015

Hypermélancolie.

Ce soir j'ai lu ça au hasard de ces messages qui défilent en boucle et dans le désordre sur ce qui désormais requiert plus d'attention qu'un regard dans la rue ou même une conversation tout près, bien réelle.

Connectés mais plus à côté.

Chacun de son côté.

Et le désir fulgurant d'écrire, une mélancolie prégnante qui remonte d'un seul coup, laissant un goût métallique dans la bouche.

L'incapacité de dire, de parler, de partager sur ce qui vient de faire écho, de raisonner si fort que la lumière rouge s'éclaire, à J-1 de ce cycle infernal qui a eu raison de mon équilibre.

 « La différence entre ce que tu peux accepter et ce que tu dois refuser. »

Ca y et je crois que j'en suis là. Je pensais y avoir déjà été mais j'en suis juste un peu plus après, là où l'évidence s'impose, où l'accumulation de vérités et de détails significatifs ont pris tout leur sens.

Là où je n'ai plus envie d'aller.

Je ne pensais pas que ça revienne. Je ne voulais pas que ça revienne. Je voulais avancer, me convaincre, faire comme si, assurer, gérer, impressionner sans doute un peu. Ca m'a pris cinq ans. Cinq années déjà, durant lesquelles tout a filé, défilé, où je n'ai rien vu passer, ni pousser.

Cinq ans de survie pour un quotidien plus sûr, enchaînant la surcharge, le surplus, la surenchère, le surmenage, trop de sur sans en être vraiment jamais sûre. Jusqu'au trop plein.

Des signes physiques, trop pour nier l'évidence. Pourtant, on fait comment pour s'arrêter ?

On attend que ça craque.

Quand le corps s'arrête c'est que l'esprit a lâché déjà depuis longtemps. Sans qu'on puisse rien y faire.

C'est pourtant pas ce que dit Francis.

Où l'a-t-il trouvé ce courage de refuser de subir ?

Je l'ai trouvé il y a cinq ans, pourtant il m'a menée au même endroit, dans la même impasse.

C'est bien que je n'ai pas encore trouvé celui qui apaise, celui qui fait se connecter à l'intérieur, là pourtant pas si loin, celui auquel j'ai si envie de me connecter, là, tout près.

L'échéance redevient proche et plus elle arrive, moins je la désire.

Je sais qu'elle va à nouveau me couper de ce(ux) que j'aime, comme un rempart, une prison.

C'est comment qu'on se libère vraiment ?

Qu'on largue les amarres vers qui on est.

Je pensais en avoir terminé avec ces éternelles tergiversations d'adolescente.

Je pensais avoir scellé l'anneau. Me contenter de ce cocon qui retient ma chrysalide.

Mais on dirait qu'elle frémit, qu'elle s'agite. Qu'elle veut sortir de sa coquille.

Une nouvelle fois.

Une histoire de cycles.

Elle s'était endormie elle aussi. Peut-être reprend-elle vie.

Grâce à l'iode, elle revient à la vie.

Cette mélancolie qui m'avait quittée, qui rejaillit, n'est peut-être que ce fluide qui durant trop de temps s'était asséché.

Elle m'avait manquée, mon amie. 

Cette tristesse rêveuse qui me stimule, bien loin de la déprime mais au contraire porteuse d'envie.

C'est peut être bon signe. La boussole montre à nouveau le Nord. Vers qui je suis.

 

00:20 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : francis le forestier, rue 89, mélancolie, force de vie | | |  Facebook

06 février 2015

... Sables mouvants ...

Je ne pensais pas qu'un déménagement me ferait perdre à ce point mes repères.

La même ville, quelques rues plus loin, de l'autre côté, plus de vue mer mais intérieur amour. Balcon plein sud. Mieux qu'un intérieur cour, chaud du matin au soir.

Pourtant il y fait trop souvent frais, comme si la chaleur que j'avais réussi à enfin m'octroyer, à créer au détour était bien plus fragile que je ne pensais.

 

14:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook

06 mars 2014

... Enfer-mement ...

Tout à coup tout se transe forme. Ses yeux. Sa démarche. Il doute. Tourne autour de lui-même. 

Mon regard le dérange. Celui-là même qui quelques heures, quelques minutes, quelques secondes plus tôt le faisait sourire, lui donnait envie de moi, de nous, nus, si proches, si près, si joints.

Je ne dis rien ou si peu.

Il entend pour tant, plus que je ne dis.

Il part, revient. Hésite encore.

Vers ce vide. Où les mots s'abîment, vides de sens, tourbillonnent. Comme un refrain. Les mêmes mots qui n'ont de sens que pour lui. Que je ne saisis pas.

Il s'enferme là où il pense se libérer. 

Exister.

Et nous n'existons plus.

22:44 | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook