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06 février 2015

... Sables mouvants ...

Je ne pensais pas qu'un déménagement me ferait perdre à ce point mes repères.

La même ville, quelques rues plus loin, de l'autre côté, plus de vue mer mais intérieur amour. Balcon plein sud. Mieux qu'un intérieur cour, chaud du matin au soir.

Pourtant il y fait trop souvent frais, comme si la chaleur que j'avais réussi à enfin m'octroyer, à créer au détour était bien plus fragile que je ne pensais.

 

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06 mars 2014

... Enfer-mement ...

Tout à coup tout se transe forme. Ses yeux. Sa démarche. Il doute. Tourne autour de lui-même. 

Mon regard le dérange. Celui-là même qui quelques heures, quelques minutes, quelques secondes plus tôt le faisait sourire, lui donnait envie de moi, de nous, nus, si proches, si près, si joints.

Je ne dis rien ou si peu.

Il entend pour tant, plus que je ne dis.

Il part, revient. Hésite encore.

Vers ce vide. Où les mots s'abîment, vides de sens, tourbillonnent. Comme un refrain. Les mêmes mots qui n'ont de sens que pour lui. Que je ne saisis pas.

Il s'enferme là où il pense se libérer. 

Exister.

Et nous n'existons plus.

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21 novembre 2013

S aime S

hugo_lomo.png

Depuis quelques semaines, je vis au rythme de sa métamorphose.

J'avais été prévenue. 

Un passage. Un tournant. Un bouleversement.

Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si radical.

Je le regarde évoluer. Je l'observe. Pas suffisamment à mon goût, mais j'essaie de capter chaque instant en sa présence de préférence lorsqu'il n'y a pas d'orage, que la mer est calme.

Il se transforme. Il se découvre. S'affirme.

A coup de s aime s.

Désormais, il ne tient plus en place. Il s'agite, s'isole dès qu'il peut. Construit son jardin, secret, connecté.

Le salon n'a jamais été aussi calme. Son espace un refuge.

Au fond peu de choses nous séparent, quelques années tout au plus.

Et déjà ce besoin de capter l'attention, de trouver de la complicité.

Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si tôt. Je dois sûrement sentir que je ne lui suis puis tout à fait essentielle. Mais je suis rassurée. Comme si tout ce que j'avais essayé de lui donner l'avait nourri convenablement. A son tour il entame l'expérience.

Il ose se mettre en danger, affronter l'autre.

Cette boule d'amour que je ne verrai sans doute jamais vraiment grandir.

Etre mère au fond est sans doute le plus grand don de soi.

Au-delà même de l'amour tout court.

Pourvu qu'il aime sans (c)esse.

23:33 Publié dans Au fil des jours, Dis Maman, pourquoi ... ? | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook