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29 mars 2008

... Née quelque part ...

Sommes nous tous égaux (ou en droit) face à la prise de décision, face à la projection personnelle de sa vie et à sa réalisation?
Délibérément, je répondrais non. Par contre je n'arrive toujours pas bien à savoir de quoi ça vient, à quoi c'est directement ou indirectement lié en général et en particulier chez moi. Comme à chaque fois que je dois poser un acte important, lié à l'organisation de ma vie, je suis littéralement sclérosée. Je ne pense plus qu'à ça, visualise non stop les colonnes + et - dans ma tête, agace mon entourage, me réveille en pleine nuit angoissée, bref je ne sais pas choisir! J'ai toujours l'étrange sensation de faire mes choix dans l'urgence, parce que finalement il n'y avait rien de mieux puisque forcément la situation idéale n'existe pas ou rarement, de ne pas savoir anticiper les conséquences de ce choix et de devoir changer quelques temps plus tard.
Ne pas savoir choisir, m'oblige donc à choisir plus souvent... Et si je fais le constat de ma petite vie, ça s'applique à pas mal de situations... Pourtant il y a un moment dans la vie où il est nécessaire que ces choix soient cohérents pour dessiner le fil conducteur équilibrant de son existence.
Mais comment on fait m'sieur? Où qu'elle est la méthode? Pourquoi tous les parents ne savent pas la transmettre, pourquoi depuis que je suis adulte (lachée seule dans la vie) je passe à côté des choses biens juste parce que je ne sais pas faire et que je me rue (très) souvent sur l'inverse de ce qu'il fallait choisir...
Ah!!! Ok... I see (enfin pas très bien...)!!! C'est juste parce que les myopes n'y voient pas de loin et qu'ils ne savent donc ni anticiper ni se projeter, c'est bien ça?!! Ca tombe bien m'sieur je partais justement acheter de nouvelles lunettes! A moins que ce soit plutôt lié au fait que je trouve (ou cherche) dans le changement du mouvement dans ma vie, et faute de savoir construire, je démolis pensant qu'ailleurs ce sera mieux. Au choix!

27 mars 2008

:: Religion ::

Eclat de rire en plein repas au milieu d'une soirée placée sous le signe de la discorde...

- "Maman, aujourd'hui à la cantine, on a tous eu des nuggets, mais pas Jade."

- "Ah oui, pourquoi?"

- "Parce que Jade elle est allergique au porc"

- "Non chéri, je pense plutôt que c'est parce qu'elle est sans doute musulmane, qu'elle croit en un autre dieu que Jésus qui est le prophète Mahomet. Il y a aussi la religion juive... Tu sais, il existe plusieurs religions, plusieurs dieux et chacun choisit celui qu'il préfère chéri"

- "Non maman, elle est allergique je te dis !"

- "Je pense qu'ils t'ont dit des bêtises à la cantine hugo, je sais que la maman de jade est musulmane et dans le coran, le livre des musulmans, il est écrit qu'on ne doit pas manger de porc, parce qu'ils pensent que le porc n'est pas sain. Tu pourras lui demander demain à Jade pourquoi elle ne mange pas de porc"

- "Ah... euh... (grattement de la tempe gauche) Alors tu sais maman, là quand on est allergique au chat, c'est quelle religion?"

...

... Make a wish ...

... 'cause we're the first of Spring 08* !

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* and buy a dozen of adhesive bandages
 

:: Titi on the blog' ::

Vous avez sans doute déjà croisé les illustrations de Titi dans la presse magazine, campagnes de pub ou sur son site Garden Party.
Voilà que Thierry Cattant lance son blog pour tenter de nous livrer une image par jour au gré de ses envies, de ses humeurs et de son inspiration.
Enjoy !
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Extrait du calendrier "les Vievx du stade 2006" Tous droits réservés Thierry Cattant

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French Lover Tous droits réservés Thierry Cattant

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wilkinson Tous droits réservés Thierry Cattant


...Titi :: le blog ... Titi :: le portfolio ... Titi :: le mini site ...

22 mars 2008

... Home mess home ...

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On l'aura bien compris, le printemps ça redonne de l'énergie, ça ravit tout le monde, ça donne des ailes, ça revitalise etc etc... Sauf que j'avais aussi sans doute oublier de dire que me concernant, ça me donne trop souvent envie de tout changer dans ma maison... Et en 5 déménagements en 4 ans au rythme d'un printemps par an plus le déménagement ça fait environ deux réorganisations de printemps par an soit 10 en 4 ans et en plus de m'épuiser ça a la bonne idée de m 'endetter. Bref, depuis le début de mes micro vacances donc mercredi, j'ai déjà tourné la chambre de mon fils, donc vidé ses armoires, ses commodes, pour pouvoir les pousser seule sur un sol de coco pas très glissant, eu la bonne idée d'acheter un hamac pour qu'il joue à Tarzan dans sa chambre, acheté pour l'occasion des chevilles à placo ultra résistantes, percé deux énormes trous dans le mur, et tout laissé en plan car forcément je n'avais pas la bonne pince à expansion... Ca fait partie des joies du bricolage, c'est comme en amour, ça ne se passe jamais comme on l'imagine au départ, en tout cas pas pour moi.
Ensuite, je suis passée à l'étape salon, qui à vrai dire n'avait rien qui n'allait pas, c'était d'ailleurs sans doute la seule pièce harmonieuse de la maison, mais pourquoi donc quand tout est bien le laisser bien, non non faut le remuer un peu, historie de rendre les choses encore plus compliquées dans ma tête. Oui parce que quand je réorganise, je suis capable de rester assise des heures sur le fauteuil au milieu de tout le reste en vrac, les catalogues de déco sur les genoux, avec une place de choix pour ceux d'ikéa pour le côté pratique et d'habitat pour le goût du sobre chic à imaginer quelle serait la meilleure dispo, oui la déco idéale qui parviendrait à me rendre sereine et satisfaite. Dis moi comment tu décores, je te dirai qui tu es... Ensuite je passe forcément par la phase déprime, car je réalise que je viens de tout bouger, et qu'il va falloir, avant ce soir 20h que mes amis débarquent pour dîner, tout ranger, tout nettoyer, et rendre l'accueil chaleureux. Et là je me dis que je suis barge, qu'il n'y aurait eu qu'à faire un brin de ménage, que l'harmonie est avant tout intérieure, et que je vais me crever jusqu'à ce soir pour tenter de trouver une place à chaque chose. Le pire, dans tout ça c'est qu'évidemment je préférais la disposition telle qu'elle était avant, que je regrette d'vaoir tout bouger, et que je pense déjà à tout recommencer... Tiens, d'ailleurs j'y retourne!

18 mars 2008

... Spring Time ...

Comme chaque année je reconnais l'arrivée du printemps à ce petit goût acidulé métallique qui se glisse telle une saveur fraîche et intriguante au creux de mon palais... Ben oui allez savoir pourquoi, c'est étrange, surprenant et je le remarque depuis plusieurs saisons déjà. Au départ, je pensais que c'était signe d'attachement, une simple réaction chimique à un coup de coeur, mais j'ai aussi remarqué que je n'avais pas d'amoureux à tous les printemps, alors j'ai fini par me dire que c'était juste l'arrivée de ma saison préférée que je ressentais de l'intérieur, et maintenant ça me rassure, je l'attends tout l'hiver avec impatience...
Je me sens comme habitée par un goût, je n'ai jamais trop su l'expliquer mais c'est un fait.
Alors comme chaque pré-printemps, à la vue de ces petites feuilles vert d'eau qui revêtent les arbres qu'elles ont délaissé tout l'hiver, à la senteur de ces odeurs de jasmin, de chèvrefeuille subtilement disséminées dans l'air un peu plus doux du matin, et donc de ce goût de fer sucré, j'imagine que je vais enfin réussir à mincir pour porter ces tenues légères, être grâcieuse et gracile à souhait, je m'imagine fine, printanière, le minois frais, lisse, enjouée, liberty, libérée... Oui comme si ce que je porte sur moi et qui aggrave mon IMC m'empêche d'accéder à une certaine aisance, à une certaine indépendance de mon corps. Oui mes rondeurs me gênent, elles me sclérosent, elles rendent insoutenable la non-légèreté de mon être. J'ai toujours eu l'étrange sensation que c'était à cause de ma silhouette toujours un peu trop débordante que je n'avais pas réussi dans la vie. Ok je vous vois réagir intérieurement, légèrement sciller une grimace, un "n'importe quoi"... Je sais, j'ai honte de dire ça tant l'essentiel est d'être en bonne santé, j'ai honte mais c'est ce que je ressens, ce que je subis. Ca fait d'ailleurs partie d'un point d'ancrage de mon travail du jeudi midi depuis quelques mois... Oui le jeudi midi c'est mon rendez vous avec moi-même. Mais je sens qu'il est justement profondément inscrit ce mal-être. Il représente à la fois la protection dont j'ai besoin et qui me permet de m'"entourer", de m'"armer" pour affronter ma vie de célibattante parfois épuisante et qui demande énormément d'énergie, mais il est aussi ce qui m'éloigne de ma féminité parfois. Alors j'essaie de le combattre tout en refusant un peu aussi de l'abandonner... C'est vrai, la recette je la connais, 20 points par jour c'est pas si compliqué, légumes et fruits à zéro, protéines à 2 ou 3, glucides, patati, patata, oui même les patatas sont à volonté si je veux... Pourtant je commence chaque lundi depuis 6 ans et que rien ne se produit, pas même un miracle! Pire, j'ai toujours eu le sentiment de lutter contre ce que je mangeais. Déjà vers 8 ans, là où mes copines se régalaient de chocolat, pour moi c'était tomate à la "croque au sel". De la croque au sel j'ai du garder ce goût pour le croque monsieur aussi en un sens, bref.... Le rapport à la nourriture est bien plus complexe qu'on ne le croit, et les théoriciens du désir devraient pouvoir enrichir ma micro-thèse... Comme si j'en étais un peu restée au stade oral.
Bref, tout ça pour dire que pour la énième fois j'ai mis mon cerveau en mode projection, lui livre des images d'épinal et m'imagine mi danaïde mi sylphide... Ah la femme moderne!

10 mars 2008

:: Un jour ::

... un jour je serai à l'heure le matin, j'aimerai mon travail, je ne pleurerai plus devant la maîtresse de mon fils trempée jusqu'aux os parce qu'ayant râté le bus j'ai quand même pris le veli'b sous une pluie torrentielle, mêlant alors larmes et gouttes devant mon incapacité et mon impuissance à convaincre mon fils de ne pas être aussi agité en classe, un jour je comprendrai que tout ceci n'est pas si grave, que ce qui compte c'est d'être en vie, un jour j'aurai le sourire de celle qui aime sa vie, que ne cherche plus à rêver mais qui la construit, un jour je ne subirai plus, je ne traînerai plus mes valises mais juste mes projets, un jour je porterai un jean large criant sur tous les toits que le slim is dead et surtout pas fait pour moi, un jour je ne serai plus jamais triste ni surtout nostalgique, un jour je n'aurai plus jamais envie de vivre une autre vie que la mienne, un jour je serai grande, un jour je serai cohérente, j'arrêterai de vouloir que tout le monde m'aime, un jour je saurai faire des choix, un jour j'écrirai un livre, un jour j'accepterai qu'on m'aime, un jour je ne penserai plus que tout est de ma faute, je penserai juste à exister, un jour peut être ...

09 mars 2008

:: Tournez manège ::

Comprendra qui saura le titre de cette note, mais comme le disait Fanette, oui ça y est la page est tournée, comme toujours assez vite... J'aurais pu m'en tenir à ses silences, à son indifférence, mais j'ai préféré le mettre face au mien, de silence. C'était vendredi soir, après mon ciné en solo comme j'affectionne, "Paris" m'avait mis des papillons dans la tête et je voulais les partager, les faire circuler. Avec le si peu d'amour propre qui me caractérise, parce que j'ai toujours considéré que l'orgueil et la fierté empêchent de vivre de vraies choses, j'ai envoyé un texto, pffff, pour partager un verre de vin. Je savais que je n'aurai pas de réponse, alors je suis rentrée at home, les yeux vers le ciel comme à mon habitude, dans ces rues désertes à 21h, quel désastre. Une ville qui croit muter, qui croit avoir une âme, rien, que du vide parfois, du silence à nouveau. Pourtant j'avais bien envie de ne pas la finir ainsi cette soirée, j'avais envie de partager, d'échanger. Ca s'est finalement produit, par un étrange concours de circonstances, un point commun, ça s'est fini très tard, et pas dans le silence. C'était très chouette, très imprévu, très instinctif. Et puis le texto attendu est arrivé samedi tard dans la matinée "désolé pour hier soir, tu fais quoi ce soir?". Très pragmatique, comme toujours. Et là, pas peu fière de répondre que ma soirée de la veille avait été un peu arrosée, que je venais de finir le boulot alors que j'allais pour l'instant faire une sieste, et que pour ce soir je ne savais pas. J'aurais pu m'en tenir là, gagner la bataille ainsi, lui faire comprendre que non, je n'étais pas capable de vivre une histoire avec autant de détachement, que je ne savais pas me contenter de prendre ce qu'il y avait à prendre. Pourtant elle était sympa cette histoire au début, mais ça n'a pas pris. J'oublie parfois qu'il faut être deux, que l'alchimie n'existe pas à tous les coups, tiens pas mal ça! Que cet emballement que je ressens souvent et qui semble murmurer "oui ça y est je le sais, cette fois, c'est lui", n'est qu'une pensée malsaine, une trace du passé et un signe d'empressement. Oui je le sais bien que cette indépendance de vie que je prône haut et fort n'est pas forcément toujours ce que je rêve de vivre, mais patience, patience...

Quand il est arrivé, je l'ai trouvé très beau, presque fragile, et pourtant j'ai presque esquivé son baiser, très froid. Je savais que ce serait le dernier, je me connais, je ne sais pas tricher. Nous sommes restés là, devant la télé, à parler de choses et d'autres, chacun sur un canapé. Je voulais lui dire que je trouvais ça dommage, que j'aimerais que nous soyons plus proches, plus complices, que j'avais mal vécu le fait qu'il ne me donne pas de nouvelles pendant trois semaines, que je ne voyais pas l'intérêt de notre relation. Mais je me trouvais désuète de lui faire une scène, de rentrer dans un conflit là où il avait été très clair dans sa vision de notre histoire, de ses envies, de ses incapacités. Mais j'avais osé interprété ses attentions, en oubliant qu'il était un homme et forcément différent d'une femme. L'heure avançait, j'aurais préféré qu'il parte, mais j'ai voulu savoir.
Rien, le vide des rues désertes s'était immiscé dans l'intimité, je ne le désirais pas. De lui, forcément, je n'attendais pas autre chose que du silence, mais chez moi, c'était encore plus sourd. Nous nous sommes endormis, le lit ne m'a jamais semblé aussi grand. Il s'est réveillé tôt, s'est habillé, m'a dit adieu avec son accent que je n'ai pour une fois pas trouvé agréable, a déposé un baiser sur mes lèvres. Il est parti.

Pourtant ce matin le soleil brille fort, le ciel est d'un bleu limpide, les oiseaux gazouillent, le printemps est proche. Le bureau de vote et la piscine m'appellent, un joli dimanche de mars m'attend.

06 mars 2008

... Insomnie ...

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Il est 01:46 et à peine mon mac retrouvé, me voilà complètement irradiée par ce flot incessant d'informations qui circule devant moi, un clic par ci, un clic par là, au final pas grand chose mais impossible de me décider d'aller me mettre sous la couette. Et puis, pour tout avouer, ça m'a manqué de ne pas venir déverser ma petite plume sur cette page... Pourtant je n'ai rien de spécial à dire si ce n'est que j'ai eu une semaine hypra mega chargée de lundi à dimanche dernier... Une candidature de "chargée d'organisation", parce que oui c'est bien connu que la reine de l'organisation c'est bien moi, tout le monde le sait, sauf les membres du jury qui vont me convoquer tout bientôt, ils ont intérêt... le carnaval de l'école, le loto de l'école, l'anniversaire de celui qui me dit que je suis belle quand je mets du rouge à lèvres et que je me regarde pendant des heures dans la glace et que même pire je me prends en photo. Pas sûre qu'il sera très équilibré mon petit bout plus tard dans sa vie d'adulte, mais ce que j'aimerais
c'est qu'il ose faire ce qu'il lui plaît en repensant à sa maman complètement sclérosée tentant de retrouver sa confiance devant le miroir qui confirme qu'elle est la plus belle, enfin pour elle...
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Alors voilà, après la tempête de la semaine dernière, j'apprécie le calme qui est revenu. J'aime sentir que d'un coup tout s'emballe, que je suis dans une dynamique énergisante, tiens d'ailleurs j'ai aussi fait le plein la semaine dernière du pack lifting, oui je n'avais plus de crème de jour, alors bien décidée à renouer avec le nirvana grâce à Nuxe, puisque vous aurez bien compris que les instants de bonheur sont éphémères, je suis sortie de chez Prado Mermoz avec la suite Darphin, génialement confortable, génialement dispendieuse et surtout avec un tube d'anti cernes. Oui parce que je vous l'avais déjà un peu confié, ces temps-ci je vieillis. Je n'y peux rien, je l'accepte mais je prends un petit coup de vieux quoi... Ma peau trahit mon rythme de célibattante alors j'essaie de masquer la misère...
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Mais le moral est là, des projets plein la tête, l'attitude positive, la liberté retrouvée, la sérénité demeure. A croire que je suis heureuse seule, rêvant que le meilleur est devant, ben oui c'est dans ces moments que je me sens le mieux, souvent à la fin d'une histoire. Chuis pas normale, sans doute, et c'est rassurant.

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