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17 février 2008

:: Instant de bonheur ::

Comme le décrit si bien Nicolas Fargues dans son roman "J'étais derrière toi" que je suis en train de parcourir, le bonheur ce n'est souvent qu'un souvenir, un instant que l'on se remémore une fois qu'il est déjà passé, une sensation agréable qui demeure en nous comme une nostalgie. Mais un instant de bonheur c'est aussi une sensation de bien être, que l'on sait capter, que l'on sait savourer, un moment où l'on se sent libre, comblée, sereine et que l'on identifie tout de suite comme un instant suspendu. C'était tout à l'heure, après que nous ayons pris notre brunch, bu notre thé, lui confortablement étendu sur mon canapé et moi, calée sur un coussin par terre juste contre son épaule, son bras autour de moi me réchauffant la poitrine. Chacun dans sa bulle, lui parfaitement subjugué par les guignols de l'info et moi confortablement plongée dans le ton si simple et si frais de ce romancier que je découvre. Chacun dans sa bulle, mais ensemble, si près. Un instant qui m'a paru une éternité, un moment simple, mais rempli de beaucoup de présence, ponctué par des caresses, quelques baisers dans mes cheveux. Un moment suspendu que j'aime vivre, tout comme j'aime sentir ses mains sur moi dans la douche le matin, rinçant mon shampooing, s'assurant que je n'ai pas froid, faisant couler l'eau bouillante sur mon corps. Un instant suspendu oui, sans attente, sans crainte, juste le présent. Pourtant, déjà, il est parti. Il est fini cet instant, il est parti cet homme capable d'etre si présent, si là et puis d'un coup d'un seul complètement absent. Sauvage, imprévisible, j'ai beaucoup de mal à l'apprivoiser. C'est peut etre aussi ce que j'aime. J'aime qu'il ne laisse rien transparaitre que ces gestes d'attention parfois si délicats, mais aucune parole qui puisse le compromettre, qui puisse compromettre un quelconque attachement. Du coup je retiens aussi le mien. Indépendance c'est son leitmotiv. Je rajouterais silence. Ce silence qu'il instaure toute la semaine, qui me faisait bizarre au début mais auquel je m'habitue, auquel je commence à faire confiance car l'arrivée du week end est toujours une surprise. J'appréhende toujours qu'il ne donne pas de nouvelles, et puis les moments passés en sa présence sont toujours de bons moments. Alors j'attends le prochain instant avec impatience, mais sereine.

15 février 2008

... Le soir où j'ai su que j'étais canadienne ...

 

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Rue Peel Montréal
  

 Il y a des soirs comme ça où la lumière jaillit, vous savez ma baignoire? Celle qui fuyait depuis samedi dernier et même que je ne me pensais pas assez forte pour la réparer... Et bien, ce soir j'ai réussi à revisser la grille en fixant correctement le joint. Toute contente de moi, j'ai retrouvé un second souffle et me suis lancée dans un ménage de printemps. Oui j'avais besoin de propre autour de moi. Pourquoi? Comment? Y'aurait plein d'explications, mais là n'est pas le sujet. Car en plein milieu du tri de mes bijoux dans la salle de bain, la pendule de la brosse à dents électrique affichant déjà 00h14, oui j'adore faire le ménage au milieu de la nuit, comment? pourquoi? je n'ai toujours pas trouvé l'explication mais là n'est toujours pas le sujet, le téléphone sonne. Yes suddenly the phone rang. 'Tain ça y est quelque chose de grave ou l'homme à qui je manque trop, non ça c'est pas possible.

- "Allo?????"

- "Sandra, c'est maman" (à qui je n'ai pas parlé au téléphone depuis au moins un mois et demie, 'tain ça craint)

- "Oui tu sais l'autre jour tu m'as envoyé un mail pour savoir si tu pouvais obtenir ta nationalité canadienne depuis que moi j'ai obtenu mon passeport, mais je te réveille pas?"

- "Ben écoute, non, je suis en plein ménage" (même pas étonnée la matriochka, car elle sait bien que j'ai un grain anyway)

- "Je viens de tomber sur un texte que j'ignorais mais il semble que tu sois canadienne"

- "Sérieux? Ben écoute le hasard fait bien les choses, je m'étais renseignée auprès de l'ambassade, qui m'a envoyé aujourd'hui même les documents pour demander ma nationalité, une confirmation d'info c'est toujours positif (si on croit un minimum au destin)"

Ben voilà, un soir comme ça, on apprend qu'on a une double nationalité. Certes on aurait pu le déduire depuis longtemps puisque ma mère est née au Canada, mais c'est ce soir que nous l'avons conscientisé, dans la famille ça prend en général beaucoup de temps. Les valises, toujours les valises qui ralentissent l'intellect, ben oui faut faire avec. Sauf que là du coup, dans ma tête tout va très vite, c'est vrai apprendre à trente ans qu'on a une double nationalité, ça élargit forcément le champ des possibles, ça remet un peu de points de suspensions à la vie, ça explique sans doute ce goût de l'aventure, ça rassure sur soi. Ok, on ne vas pas s'emballer hein? mais c'est vrai qu'on se demande pourquoi aujourd'hui? comment? Reste à trouver l'explication...

13 février 2008

:: Me and my black...phone ::

Bon, ce n'est pas une grande nouvelle hein? le pj il nous a bien bassiné(e)s avec son projet mais PJWhite on Blacktie a mis en place voilà quelques mois son opé Portraits Blacktie, ou pour ceux qui ne maîtrisent toujours pas l'anglais "Portraits en cravate noire"... Sauf que moi, l'anglais, je le comprends mais je n'ai toujours pas de cravate ! Alors j'avais repoussé l'idée de passer une soirée à me photographier, bien que j'adore ces instants d'ego surdimensionnés.
Et puis ce soir, oui ce soir, voilà que d'un coup d'un seul, mon regard s'est posé sur mon beau téléphone noir déniché au vide grenier de septembre et que l'idée me vînt en tête telle une nécessité : oui, ma cravate sera ce cordon noir parfait pour une mise en scène un brin rétro. Et quoi de plus vital avant de faire mon ménage, ranger mes papiers, préparer ma maison pour accueillir l'homme vendredi soir, réparer ma baignoire pour enfin pouvoir prendre une douche, me coucher tôt pour effacer ces vilaines cernes, trouver un panier pour emmener le chat chez le véto, que de passer deux heures à me tirer le portrait en black&white? Sauf que forcément, après l'étape shooting, il y a l'étape choosing et qu'en parfaite indécise, je ne sais pas choisir ! Alors si vous m'aidiez ?? comment je me la pète alors que seules 48 âmes égarées se sont perdues ces derniers jours dans mon no man's land

Détendez-vous, il n'y a rien à gagner du côté de chez PJ, du moins pas encore, mais j'ai trouvé cette petite série très sympa et surtout je me suis bien amusée alors j'avais envie de la partager sachant que j'ai quand même ma petite préférence.

'tain qu'est-ce que je ressemble à ma mère!!!

 

 
 
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Crédits photos : bibi


11 février 2008

... H&M&Punky b ...

 
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Vitrine H&M République Marseille, Février 2008 - La meilleure amie 

Ce soir j'avais envie de revenir un peu par ici même si ces derniers temps j'ai beaucoup de mal à y écrire... J'ai oublié de vous dire que j'ai longtemps considéré ce blog comme une oreille attentive à mes larmoiements et autres lamentations et toujours été surprise de voir que certains revenaient. Sauf que depuis quelques semaines, j'ai décidé d'entamer un vrai travail sur moi, oui l'approche de mes trente ans, l'envie de me réaliser et de tout mettre en oeuvre pour... Donc oui ça y est je consulte un psy, un vrai, un qui m'est offert sur mes cotisations sécu elle est pas chouette la vie hein? Bref tout ça pour expliquer que j'ai sans doute moins le besoin de venir raconter mes doutes, mes envies, mes rêves car je les évacue autrement. Pourtant ça me manque aussi de partager mes petits moments simples de la vie... comme par exemple mon trajet de ce matin, en véli'b, de surcroît en jupe, ce qui réveille les jeunes cadres dynamiques arpentant la rue de la République, assez troublés par ma tenue pourtant même pas aguicheuse mais la modernité féminine interpelle c'est bien connu!

Bref, donc ce matin, au détour de mon trajet hâtif, je n'ai pu m'empêcher de voir dans cette vitrine un air  de Punky-b voire même une inspiration hautement détournée de son look si professionnellement photographié vous vous souvenez?

 

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Punky-b Janvier 2008 - David Laurent 52Drive

Alors tout d'un coup j'ai eu le sentiment que ma punky avait débarqué chez moi, dans ma ville qu'elle se cachait derrière cette vitre juste pour me faire une vraie suprise! Qu'elle m'emmenerait chiner les bons plans, qu'elle me relookerait pour le printemps, qu'on ferait un avant-après, mais non ce n'était qu'une réplique, une mauvaise farce et sans doute un plaggia des étalagistes de la marque suédoise qui auraient au moins pu glisser un petit panneau sur lequel aurait été écrit "look : punky-b". La moindre des choses compte tenu des articles qu'elle leur fait vendre... D'ailleurs ce jeans là sur la photo est celui que j'espérais voir refaire surface dans leurs rayons, depuis que l'année dernière j'étais passée à côté du modèle "rock et trendy"! Alors j'ai rebroussé chemin sur quelques mètres et pris cette photo... Et je suis repartie, l'air frais sur les joues, vitesse position 3 à fond les ballons pour profiter de cette joie de débarquer sur le vieux port et de me dire que cette ville a quand même quelque chose de différent.
 
Demain soir je l'essaie!!

02 février 2008

:: L'année nano ::

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Fière d'avoir choisi le camp apple depuis ce début 2008, je me dis qu'après mon ipod nano tout mimi qui me suit désormais partout, c'est peut êêtre la nano qui me conduira bientôt... Ben oui à chacun sa chacune, à chacune son chacun, bon moi je ne sais pas trop si je l'ai trouvé ou pas, il me plaît, il habite ma ville, a un enfant oui mais oui mais oui mais j'arrive pas à le cerner, bref donc mon nano a peut être trouvé sa nano... Ben oui ça fait rêver les pauvres français comme moi cette petite voiture qui agrémenterait mes week end me permettant de gagner du temps, beaucoup de temps plutôt que de dépendre des transports en commun. Bon je ne suis pas sûre qu'elle soit écolo, mais bon l'écolo ça finit par être comme le bio, réservé à ceux qui ont la chance ou qui se sont donnés les moyens ok d'avoir un pouvoir d'achat correct, sans qu'on sache si vraiment tout ceci permet de lutter contre ce qui est déjà peut être trop avancé. Ce qui m'énerve après m'avoir séduite c'est que les indiens émergents achèteront cette voiture 2500 $ lorsque nous, si elle franchit nos frontières, on aura gentiment droit à une marge à 3 ou 4 comme la Logan, comme si on n'etait pas aussi à la loose nous autres les célibattants-fauchés-déprimés-débordés... Enfin en tout cas ça fait peur de voir qu'on en revient à la simplicité à l'état brut loin du progrès technologique dernier cri pour doter le peuple des biens de premières nécessité, ça sent presque le ticket de rationnement moi je trouve parfois.
Non non je n'oublie pas mes résolutions de ce matin mais je constate...

.... Self confidence ...

Et s'il fallait faire confiance aux autres quand il s'agit de s'avoir qui on est ? Souvent, ce que les gens qui nous entourent osent nous dirent nous aident à avancer et surtout nous servent de miroir pour savoir ce que nous sommes. Aujourd'hui, ma responsable qui me convoquait pour connaître la motivation de mon désir soudain de réaliser un bilan de compétences, m'a glissée comme un reproche au détour de notre entretien, que parfois, voire trop souvent j'avais une attitude destabilisante, oui que j'agissais trop souvent comme quelqu'un qui était trop sûre d'elle même. Là je l'ai regardée, un brin étonnée, vous me comprendrez vous qui savez que la plupart du temps je doute de moi, un brin satisfaite, oui, comme si enfin, l'image de moi qui se dégageait était celle d'une personne qui osait être haut et fort qui elle avait envie d'être sans se préocupper des "qu'en dira-t'on" ou autres peurs de déplaire. "Plusieurs fois en effet tu m'as parlée comme si c'était toi la chef"!!!! Et bien ne vous déplaise m'me Paulette, cette idée me plaît beaucoup. Oui j'ai trop souvent hésité dans ce monde professionnel, montré que je doutais, eu peur d'affirmer ma façon de voir les choses, quel bonheur si aujourd'hui celle que je suis opère avec détermination et assurance. Merde! J'ai trente ans, trop de temps que je galère, que j'ai peur, que je tâtonne... Merci la vie, oui aujourd'hui je parle à ma chef d'égale à égale, après tout je lui parle comme elle me parle, de personne à personne. Ce n'est pas une misérable position hiérarchique qui va m'empêcher de lui dire que je ne partage pas son avis ou que moi aussi je vais à l'opéra. Je rêve... mais j'avance, oui je progresse, oui je me sens parfois l'âme d'une chef et alors? Tant mieux non? Oui tant mieux si cette rebellion si longtemps enfouie me permet aujourd'hui de sentir que la place que je veux avoir dans cette putain de société n'est plus celle de la simple exécutante qui passe ses journées à saisir de minables feuilles de soins en s'évadant tant qu'elle peut dans sa tête pour trouver des solutions de sortir de ce trou. Non je ne perdrai pas mon esprit critique, mes idéaux, mes rêves de mobilité sociale! Non je n'accepterai pas mon sort, je mettrai en oeuvre ce qu'il faut pour me réaliser, tant pis pour ceux qui essaient de me convaincre que ce que j'ai n'est pas si mal. Certes mais ce que je moi veux c'est avoir quelque chose de bien. On n'est rien sans projets, sans envie d'évoluer! J'ai toujours refusé cette notion de raisonnable, cette idée de suffisance. Je l'ai toujours su, j'ai malheureusement dû y souscrire pour survivre mais je veux être celle que j'ai toujours imaginée, rayonnante, entreprenante, dynamique. Certes je ne suis pas très résistante, je m'essoufle vite à l'effort, je m'épuise très vite mais je suis persuadée que l'energie se retrouve lorsqu'on évolue dans un univers qui nous convient. Oui je le veux, j'y arriverai, ce sera long parce que chez moi tout est lent, mais j'ai trente ans oui et je ne veux pas me retourner à 40 ans en trouvant ma vie fade, en me sentant mourir. Accepter l'inacceptable va un temps. Mais ce n'est pas un moteur. A moi de construire, encore et encore.

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