03 novembre 2009
... 'tit time ...
J'ai mis à peu près une semaine à le comprendre, la déprime passagère qui semble avoir atteint plus d'une âme sensible serait peut être due au changement d'heure, aux fins d'après midi trop vite sombres, à l'appel de la nuit en plein jour.
Les filles perdent leur bonne humeur un peu comme l'automne perd ses feuilles et sa lumière...
Je déprime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément, pas du tout, un peu, beaucoup, passionnément, plus tellement...
Parce que c'est évident, la déprime a TOUJOURS une BONNE mauvaise raison d'exister, au moins pour justifier entre autres nos douces envies de sucreries.
Je ne sais pas si je peux décemment expliquer mes pulsions gourmandes par une baisse d'énergie mais FORCE EST DE CONSTATER que depuis quelques jours je ne pense que "chocolat", "gâteaux", "thé" et autres ingrédients de la gourmandise exquise...
Et il est une activité que je prends plaisir à pratiquer sans modération en compagnie de ma nouvelle copine : dénicher le tea time place à chaque 'tit time... faire des bides et autres jeux de mots thébiles.
Ce soir en sortant de cours, notre dévolu goulu s'est posé là.

Un nouveau lieu, bien pensé, une vitrine à faire pâlir les diabétiques, des trésors sucrés alléchants : c'est chez Mina Kouk.
On aurait bien eu envie de lui conseiller une bonne et vraie stratégie de com à Mina mais on s'est contentées d'apprécier l'endroit, d'imaginer quelques lumières un peu plus tamisées, un comptoir plus fourni, croulant sous les présentoirs de pâtisseries orientales, de siroter notre jus de fruits frais, notre thé à la menthe et nos mille et une pâtisseries, de faire du lobbying auprès d'un élu qui passait par là, de polémiquer sur poubelle la ville, de se rêver free lance in the mouvance et de rire aux éclats.
Et si Mina Kouk, c'est qu'elle cooks from the souk... On l'avait deviné hein, évidemment!
Ne s'improvise pas étudiante ès com qui veut!
=> Mina Kouk on the web : www.minakouk.com
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27 octobre 2009
:: Demain sera un autre jour ::
C'est qu'il ne faudrait pas commencer à reprendre les mes mauvaises habitudes hein... Je n'avais pas vraiment signé de moratoire mais mes résolutions étaient plutôt destinées à aller de l'avant, à oublier le passé et à foncer, à goûter à toute nouvelle initiative pour rebondir, boing, boing, boing...
Et le rebond ça me connaît! C'est comme la marée qui chaque matin nous livre une mer immaculée ainsi soit-il....
Alors pas question en ce jour nouveau d'annuler mes plans, de me blottir dans les antibiotiques, la cortisone et autres remontants.
Ils font effet, prouvons-le.
J'ai donc pris d'assaut mon vélo fétiche, que j'ai trouvé tout aussi beau et bien plus en état que son cousin parisien, dernier en date à avoir eu l'honneur de mon rebond, et j'ai rejoint le déjeuner/débat du Club Provence Communication avec en toile de fond "MARSEILLE 2013 ! CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE : CET OBSCUR OBJET DU DESIR ..."... Tout un programme...
Nul ne peut se sentir marseillais et vouloir passer à côté de cette promesse de cohésion sociale, d'énergie voire même de synergie entre les différents acteurs économiques, culturels, sociaux et j'en passe.
Un rêve d'avenir.
Et le meilleur moyen de comprendre les enjeux de cette échéance qui approchera sans doute bien plus vite qu'on ne veut bien l'admettre, est de s'y confronter, taper aux portes, écouter, se documenter avant pourquoi pas d'y participer, car c'est bien là l'essentiel...
Et comme tout projet d'envergure, il génère du fantasme, des envies, des questions, on sent bien que tous veulent s'y impliquer mais que les filons restent encore à dénicher, on hésite, on est méfiant, on fait comment, on s'interroge sans doute trop alors qu'il suffit à coup sûr de réunir ses forces et d'en faire proposition...
Il serait bien qu'on en finisse avec cette méthode de l'affront, de la crainte, pour aller dans le sens de l'union, du solidaire. L'action amène à l'action, du basique en somme.
Je suis idéaliste certes mais si cette approche n'est pas adoptée le défi sera loin d'être gagné.
En tout cas l'idée du déjeuner/rencontres entre professionnels de la com est plutôt réussi, rien ne vaut la confrontation positive!
Quant à l'occasion de découvrir la Bo{a}te de l'intérieur, objet de tous mes fantasmes depuis tant de temps, mais ils font quoi là dedans???? était l'occasion idéale d'allier le pro à l'agréable.
L'actualité Marseille 2013 en un clic => les pdf, les actions, les fiches, tout tout tout...
Le Club Provence Communication en un clic => qui, quoi, quand, où, pourquoi, comment...
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24 septembre 2009
... Sois rapide et chausse toi! ...
Et si, pour se sentir bien dans ses baskets, on enfilait des escarpins?



J'ai reçu l'info il y a plusieurs jours, mais un peu happée par ma nouvelle vie surbookée d'étudiante de mère célibataire mercenaire je n'y ai pas vraiment prêté attention.
Pourtant c'est plutôt drôle, plutôt même très osé de venir recruter dans la deuxième ville de France les lyonnais bien moins mégalos me pardonneront cette nuance subtile deux jolies gazelles urbaines cagoles sur pilotis pour constituer une équipe susceptible de remporter la 2ème édition du Championnat National de Course en Escarpins !
Capillotracté le concept? Non non, juste pédichtarbé...
Sauf que quand on est une shoes-addict, comme dirait notre punkyb on serait prête à tout pour courir après quelques souliers par milliers...
Ca pourrait être un cas d'école celui qu'il faudra que je trouve pour mon dossier marketing mais non c'est un vrai kind of buzz...
Sarenza.com, le site de vente de chaussures en ligne a cherché l'originalité et l'a trouvé.
Le casting a commencé en début de semaine à Lille, hier à Lyon se poursuit aujourd'hui à
Marseille Cours d'Estienne d'Orves de 13h à 17h
arpentera Toulouse demain et Bordeaux samedi...
8cm de talons sinon rien...
Et si c'était l'occasion de sécher la deuxième heure de cours??!!! Juste pour regarder et se marrer!!!!
N'est pas coureuse de fond qui veut!
Article même pas sponsorisé!
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15 juillet 2009
... Quel Titre! ...


La dernière fois que je suis entrée dans cette librairie toute particulière au Titre bien choisi et à l'ambiance unique, sobre, au design épuré, aux couleurs juste ce qu'il faut de colorées pour nous plonger dans un univers dépaysant et onirique, autour de livres, de pièces de créateurs, d'objets déco toujours savamment utiles et de gadgets ludiques pour égayer la vie de nos bambins, c'était justement pour offrir le cadeau de fin d'année des maîtresses de mon fils.
Non pas qu'il soit précoce, non, c'est juste qu'il est dans une école d'application où un jour par semaine, son institutrice attitrée s'en va former des apprentis sorciers maîtres.
Après un petit tour de la boutique où j'ai scruté les étiquettes soldées, j'ai fini par demander conseil pour le deuxième cadeau. Je n'ai pas hésité un seul instant pour le premier, une pochette fleurie en tissu était l'évidence même, mais je bugguais un peu pour le suivant.
Nous sommes donc tombées d'accord sur un roman très frais "à lire absolument" griffonné sur un post-it.
Le temps m'étant compté, j'ai accordé toute ma confiance à Mme Titre.
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10 juillet 2009
:: Ma vie en contre sens ::
Il y a neuf ans jour pour jour je foulais le sol de la capitale, un sac sur l'épaule comme seul compagnon, persuadée que j'allais enfin vivre la vie que j'imaginais depuis de longs mois déjà. J'avais l'intime conviction que vouloir c'était pouvoir.
Après mon retour des us où je n'avais pas eu le coup de coeur escompté, je venais de décrocher ce poste chez eurostar avec tant de facilité que j'étais convaincue que je prenais the right rail.
Une chambre à deux pas du canal Saint Martin, une piscine couverte, la plus ancienne de Paris où j'allais faire des longueurs matin et soir, j'étais fière de moi, j'accédais à mes envies. Je resterais quelques mois derrière mon comptoir à dire bonjour en anglais, à rendre la monnaie en livres sterling, loin de la vie que je ne voulais plus et sans doute très proche de celle que je croyais m'inventer. Puis je chercherais un vrai travail celui dont je rêvais.
Je me baladais rue du Bac, je tuais le temps et mon argent dans les boutiques de la rue Rivoli, je passais des heures la tête en l'air à capturer ces gros plans d'architecture, je scrutais les moindres détails, je découvrais les musées, j'observais les gens, j'essayais de me projeter.
Pourtant je me sentais seule aussi, et tous les lundi matin je n'attendais que l'heure du départ le vendredi soir Gare de Lyon. J'étais déjà capricieuse, je voulais tout avoir avant même de savoir ce que je voulais. J'étais naïve, je tenais entre mes mains sans contrainte aucune ce que je regrette à présent depuis toutes ces années et je n'ai pas compris. Je ne savais sans doute pas encore tout à fait qui j'étais. Ou je n'étais tout simplement pas prête. J'avais déjà passé un pacte avec cette fâcheuse tendance de ne jamais être au bon endroit au bon moment.
A 1000 kms au sud, m'attendait celui avec qui je n'avais rien en commun mais que j'avais rencontré deux jours avant la date anniversaire. Mes carences affectives commençaient déjà à me jouer de vilains tours. Et plutôt que de persévérer dans ce qui me tenait à coeur, je ne pensais qu'à rejoindre celui qui finirait pas le briser. Mes week-ends n'étaient que de longs trajets aller-retour, alors qu'ils auraient pu être l'occasion de mon intégration.
Je n'ai pas su attendre. J'ai jeté l'ancre. J'ai abandonné au risque de tout perdre.
Depuis je ne cherche plus qu'à recommencer là où je me suis arrêtée. Mais depuis je joue aussi à la maman, avec un papa en moins, et tout est beaucoup moins facile.
L'échéance de la rentrée prochaine fait sans doute partie de cette course à l'adulescence et à ce qui ressemble de près comme de loin à la reconquête du paradis perdu.
Et je risque bien à nouveau de perdre de vue mon objectif si l'affectif me rattrape.
A moins que cette fois je sache être patiente, que je franchisse une à une les étapes, que je prenne le train dans la bonne direction et surtout que j'évite les contre-sens.
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04 juillet 2009
:: aPriori ::
a priori : expression latine signifiant au premier abord, sans examen approfondi, spontanément, avant de connaître
synonyme : préjugé
Jeudi dernier, comme un jeudi midi sur deux, après avoir passé 30 minutes à comprendre comment je fonctionne assise au frais dans un confortable club en cuir rouge, je déambulais sur le cours Estienne d'Orves pour m'accorder une transition ouatée à la hauteur de ma sérénité retrouvée.
Un beau soleil, des terrasses remplies, des pavés, quelques mouettes, j'adore marcher les yeux en l'air pour me ressourcer, trouver un peu d'oxygène visuel au milieu d'un décor citadin qui parfois étouffe.
Les vitrines affichant de jolis prix barrés ont toutefois attiré mon regard. Et en poussant un peu ma curiosité, à l'entrée sur la droite chez Agnès b je suis tombée sur cette expo.
J'ai marqué un temps d'arrêt. Puis j'ai parcouru cette série de portraits de trentenaires mis à nu accrochés en U sur trois murs blancs dans la sobriété la plus totale prise d'une émotion toute particulière mélangeant surprise, pudeur et envie comme si je me trouvais un brin voyeuse devant le photomaton de leur "moi".

J'ai lu le brief. C'est sans doute banal mais j'adore lire la note explicative surtout si c'est celle de l'artiste. Histoire de mieux comprendre sa démarche et d'ajuster mon impression.

"C'est un travail sur ma génération. Les personnes que j'ai choisi de photographier ont donc entre 30 et 40 ans. Ils font tous parti de mon entourage affectif ou professionnel, un nom différent, exercent un métier différent, définitif ou pas. Les trentenaires d'aujourd'hui, leur regard dans l'objectif et sur notre monde, leur parcours, leur âme, leur trouble, leur quête, leurs désirs...

J'ai trouvé ça très difficile parce que tentée de mettre ces visages quoiqu'il arrive dans mes petites cases.
J'ai donc préféré capter leurs regards essayant juste de savoir s'ils étaient heureux, parce qu'en ce qui me concerne c'est un peu l'objectif principal de ma trentaine.
Puis j'ai fait mon petit tour dans la boutique, j'ai repéré des ballerines, un collier et un t-shirt enfant.
Mais la dépense n'aurait pas été raisonnable.
J'étais a priori déjà à découvert.
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29 juin 2009
:: Marseille power vs happy hours ::
Si depuis bientôt 10 ans que j'arpente la cité phocéenne, celle qu'on aime, celle qu'on déteste mais qu'on a tant de mal à quitter, je fais tout pour ne pas prendre l'accent et éviter le phrasé ô combien contrasté pour ménager ma bonne mère sans qu'elle ne m'entende un jour dire que c'est nous qu'on a le monopole du soleil, même qu'avé cette chaleur bientôt on va mourir, et que les parisiens y zont beau nous critiquer, y zaimeraient bien en avoir autant que nous hein du soleil!, je ne peux pas en dire autant de cette tradition sudiste que j'ai adopté à l'insu même de mon plein gré, et même plutôt au gré du vent mistral : je veux bien sûr parler de l'apéro !
Rien de tel qu'un bon rosé pour faire baisser le mercure en plein été.
Sauf que le rosé, dans le sud ça se boit comme du petit lait et que l'été ayant ouvert le bal des 7 à 9 arrosés, je sens que je vais encore en faire des confidences les joues rosées. Je fais partie de celles qui goûtent à l'ivresse en un seul verre mais au delà d'être économique pour celui qui invite ça devient vite compromettant pour celui qui entend.
De confidences en confidences je confonds vite révélation et simple conversation. Et le pire c'est que n'étant pas non plus vraiment soule, je me souviens toujours de tout le lendemain et les autres avec!
D'où l'absolue nécessité de grignoter en même temps que je sirote de délicieux toasts aux saveurs de la Méditerranée.
Et si Le Corbusier a eu sa maison du fada, le Massilia Sound System son commando et coca son alter-cola, la célèbre marque d'huile d'olive Puget présente une nouvelle gamme saveurs du sud à tartiner ou pas pour accompagner les apéros Fada!
Caviar d'aubergine, tapenades, confits d'antipasti ou de poivrons, olives en tout genre... Vous n'aurez que l'embarras du choix.
Quelques produits "tout prêts" à mixer avec de bons légumes du jardin, bio si possible, pour développer les apéros durables!
N'ayant plus de breuvage enivrant pour remplir mes verres, c'est donc avec un peu d'eau fraîche mais beaucoup d'amour que j'ai concocté une simple recette mini-brochettes melon / tomates cerises pour escorter le caviar d'aubergine, résolument mon préféré!
Et si l'ami Fernand vous offre en personne des kits apéritifs sur aperofada.puget.fr, nul besoin d'être en bande pour goûter un peu au Marseille Power!
Article sponsorisé
17:18 Publié dans Parce que je dois aussi survivre! | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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28 janvier 2009
:: Black bells vs blue sky ::
22:08 Publié dans marseille vue d'ici bas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : église saint ferréol, marseille |
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23 décembre 2008
... Le vin, la vie, les en-vies ...

image : design graphik
Ce soir c'est l'avant veille de Noël, et cette année il n'y aura pas vraiment de Noël, famille éclatée oblige, pas une pour rattraper l'autre mais l'essentiel c'est qu'ici maintenant il y a des amis, des vrais, une vie qui me ressemble parce que j'ai osé la vivre comme je voulais... Alors ce soir, la tête vers les étoiles et les pieds sur les pédales, j'ai déambulé comme à mon habitude dans les jolies rues de cette ville qui m'apprivoise un peu plus chaque jour, dans ce quartier que j'assume pleinement et qui me va plutôt bien je trouve.
Ce soir j'avais envie de partager un verre, pour échanger autour de mes nouveaux projets, de mes envies, de la vie tout court. C'est ma copine de tramway et de quartier qui m'a rejoint, ben oui ce n'est un secret pour personne que j'aime les gens, et que j'aime tout le temps en découvrir de nouveaux, et merci la vie, elle m'a dotée d'un toupet particulier qui m'amène à devenir amie avec une célibattante qui attendait les durs matins d'hiver le tramway avec moi, au même endroit, à la même heure, ça crée des liens. Alors nous avons ri, nous avons bu un bon vin nature comme ils disent, parlé de nos soucis, de nos amours, grignoté quelque charcuterie dans ce petit endroit plein de chaleur, de bon goût et d'attention. Et ça fait du bien ces petites trèves, ces petites haltes, simplement vitales. Tout d'un coup, rentrer chez soi seule ne devient plus nostalgique, parce qu'à côté il se passe des choses, tout le temps, et que finalement la solitude repose. J'aime un peu trop ma vie en ce moment, j'espère que c'est pas très grave!
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14 avril 2007
:: Polémique républicaine ::

Impossible de ne pas en avoir entendu parler si on habite Marseille, la polémique de la rénovation de la rue de la République.
Je n'aime pas beaucoup prendre parti, mais j'ai envie d'en parler. Surtout d'ailleurs parce que je suis très prochainement habitante du quartier et que je remonte régulièrement la rue deux ou trois fois par semaine pour m'imprégner du lieu.
Alors forcément oui des gens ont été délogés de ces beaux immeubles hausmanniens à l'abandon qu'ils ont été les seuls à vouloir habiter au moment où personne ne voulait de ces habitations désuètes rachetées à présent par les fonds de pension américains.
Ok, ok, ok...
Je vais me mettre à dos les bienpensants, les humanistes, les altermondialistes, mais je m'interroge juste sur le devenir de notre ville.
Comment une ville qui a le taux de personnes non imposables le plus haut de France peut développer une économie assez importante pour vivre et s'auto-financer?
Je suis une économiste en herbe bien modeste et au raisonnement sans doute un peu simpliste, mais oui ou non veut-on que Marseille ressemble à nouveau à une vraie ville, qu'elle retrouve une âme, qu'elle recommence à exister?
Bien sûr elle a été au début du siècle une ville très riche, carrefour des civilisations, tournée sur l'Orient, et a accueilli à plusieurs reprises des peuples en détresse, ce qui l'a dotée de vestiges coloniaux inestimables mais aussi d'une âme de terre d'accueil dont nous sommes tous très fiers.
Marseille a cette complexité en elle, cet humanisme et ce potentiel énormes.
Elle a toujours été de par son port, le carrefour de civilisations, le lieu d'où l'on vient et d'où l'on part. Ce qui fait aussi que j'en ai eu le coup de foudre en 1999, la trouvant mixte, populaire, forte d'une vraie prestance, d'un vrai charisme, d'un charme fou.
Mais au bout de quelques années, je suis aussi consciente de la difficulté d'y trouver un travail, d'y construire un petit quelque chose, ou même de garder l'envie de s'y installer pour de vrai, d'y rester.
Une majorité de personnes travaille dans le secteur public pour ne citer que moi le modèle de société le plus répandu demeure les PME/TPE, et les grosses structures se comptent sur les doigts d'une main et encore si l'on y comprend les zones d'activités des alentours...
L'économie de la ville est plus que difficile, alors je pense qu'à un moment donné il fallait prendre la décision de relancer les choses et de faire des choix. Celui de chasser les pauvres pour accueuillir les riches n'est pas le meilleur loin de la, mais il fallait utiliser le potentiel présent de Marseille pour redonner l'envie aux touristes de découvrir notre ville, aux citadins d'en redevenir...
Laisser s'installer des bidonvilles ou presque au coeur d'une capitale européenne est surtout indécent pour les gens qui les habitent. J'ose peut-etre naivement penser que le devenir de ces pourchassés a été pensé convenablement... Je me réjouis peut être indécemment d'entendre à nouveau parler anglais dans les rues, espagnol, italien, je me demande si je ne suis pas retournée vivre à Nice, mais non je suis bien là.
J'espère avec peut-être trop d'élan que la ville que j'ai choisie va devenir agréable, qu'on pourra s'y ballader calmement en sentant la chaleur du printemps nous réchauffer la nuque, qu'on marchera sur des trottoirs élargis, qu'on profitera de son architecture, qu'on la regardera plus souvent avec les yeux en l'air, qu'on habitera une ville, une vraie.
Je rêve à ce nouveau Passage de Lorette, un vrai passage mixte pour le coup, un passage de vie qui reliera les quartiers, carrefour de la modernité et de l'authentique.
J'espère ne pas avoir trop disgressé ni blasphémé, mais je commençais à en avoir marre de presque me sentir coupable en trouvant que cette rénovation était quand même belle, qu'elle redonnait aussi une belle image à la ville, porteuse de renouveau.
Oui je voudrais pouvoir le dire sans avoir la sensation de ne penser qu'à moi ou d'être anti-sociale.
Et puis à en croire la photo de l'époque retrouvée par hasard, cette rue a déjà connu son heure de gloire semble-t-il.
17:20 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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