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        <title>La meilleure amie... - reflexion</title>
        <description>... ou l'art de comprendre comment on en reste au stade de la bonne copine</description>
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                <title>:: Tournez manège ::</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (ardence)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 09 Mar 2008 09:44:16 +0100</pubDate>
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                    Comprendra qui saura le titre de cette note, mais comme le disait Fanette, oui ça y est la page est tournée, comme toujours assez vite... J'aurais pu m'en tenir à ses silences, à son indifférence, mais j'ai préféré le mettre face au mien, de silence. C'était vendredi soir, après mon ciné en solo comme j'affectionne, &quot;Paris&quot; m'avait mis des papillons dans la tête et je voulais les partager, les faire circuler. Avec le si peu d'amour propre qui me caractérise, parce que j'ai toujours considéré que l'orgueil et la fierté empêchent de vivre de vraies choses, j'ai envoyé un texto, pffff, pour partager un verre de vin. Je savais que je n'aurai pas de réponse, alors je suis rentrée at home, les yeux vers le ciel comme à mon habitude, dans ces rues désertes à 21h, quel désastre. Une ville qui croit muter, qui croit avoir une âme, rien, que du vide parfois, du silence à nouveau. Pourtant j'avais bien envie de ne pas la finir ainsi cette soirée, j'avais envie de partager, d'échanger. Ca s'est finalement produit, par un étrange concours de circonstances, un point commun, ça s'est fini très tard, et pas dans le silence. C'était très chouette, très imprévu, très instinctif. Et puis le texto attendu est arrivé samedi tard dans la matinée &quot;désolé pour hier soir, tu fais quoi ce soir?&quot;. Très pragmatique, comme toujours. Et là, pas peu fière de répondre que ma soirée de la veille avait été un peu arrosée, que je venais de finir le boulot alors que j'allais pour l'instant faire une sieste, et que pour ce soir je ne savais pas. J'aurais pu m'en tenir là, gagner la bataille ainsi, lui faire comprendre que non, je n'étais pas capable de vivre une histoire avec autant de détachement, que je ne savais pas me contenter de prendre ce qu'il y avait à prendre. Pourtant elle était sympa cette histoire au début, mais ça n'a pas pris. J'oublie parfois qu'il faut être deux, que l'alchimie n'existe pas à tous les coups, tiens pas mal ça! Que cet emballement que je ressens souvent et qui semble murmurer &quot;oui ça y est je le sais, cette fois, c'est lui&quot;, n'est qu'une pensée malsaine, une trace du passé et un signe d'empressement. Oui je le sais bien que cette indépendance de vie que je prône haut et fort n'est pas forcément toujours ce que je rêve de vivre, mais patience, patience...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il est arrivé, je l'ai trouvé très beau, presque fragile, et pourtant j'ai presque esquivé son baiser, très froid. Je savais que ce serait le dernier, je me connais, je ne sais pas tricher. Nous sommes restés là, devant la télé, à parler de choses et d'autres, chacun sur un canapé. Je voulais lui dire que je trouvais ça dommage, que j'aimerais que nous soyons plus proches, plus complices, que j'avais mal vécu le fait qu'il ne me donne pas de nouvelles pendant trois semaines, que je ne voyais pas l'intérêt de notre relation. Mais je me trouvais désuète de lui faire une scène, de rentrer dans un conflit là où il avait été très clair dans sa vision de notre histoire, de ses envies, de ses incapacités. Mais j'avais osé interprété ses attentions, en oubliant qu'il était un homme et forcément différent d'une femme. L'heure avançait, j'aurais préféré qu'il parte, mais j'ai voulu savoir. &lt;br /&gt;Rien, le vide des rues désertes s'était immiscé dans l'intimité, je ne le désirais pas. De lui, forcément, je n'attendais pas autre chose que du silence, mais chez moi, c'était encore plus sourd. Nous nous sommes endormis, le lit ne m'a jamais semblé aussi grand. Il s'est réveillé tôt, s'est habillé, m'a dit adieu avec son accent que je n'ai pour une fois pas trouvé agréable, a déposé un baiser sur mes lèvres. Il est parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant ce matin le soleil brille fort, le ciel est d'un bleu limpide, les oiseaux gazouillent, le printemps est proche. Le bureau de vote et la piscine m'appellent, un joli dimanche de mars m'attend.
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